S’agirait-il d’une collusion ?

Par | on mars 27, 2018 | 0 Comment

 

Une affaire qui sème le doute

Inculpé pour accusations mensongères, Tariq Ramadan qui fait beaucoup parler de lui ces derniers temps, reste en prison en France après le rejet jeudi 22 février par la cour d’appel de Paris de son recours contre son maintien en détention provisoire pour des raisons médicales, a appris l’Agence France Presse (AFP) de la part de sources judiciaires et proches de l’enquête.

L ’affaire de l’islamologue qui suscite chaque jour de nouveaux questionnements, fait l’objet d’un dossier de plus en plus délicat.

Inculpé pour accusations non fondées, Tariq Ramadan, demeure toujours en prison après le rejet jeudi 22 février par la cour d’appel de Paris de sa demande de libération à cause de sa santé qui ne cesse de se fragiliser.

Incarcéré à la date du 2 février, le théologien suisse âgé de 55 ans affirme souffrir depuis quelques années d’une sclérose en plaques et d’une autre neuropathie d’origine non encore identifiée jusqu’à présent. Il a refusé de quitter la prison et de se présenter le jeudi à cette audience à huit clos.

Selon une source proche du dossier, dès son transfert en prison, le docteur en théologie s’était plaint de fourmillements, picotements et de crampes. Le théologien avait saisi la justice pour demander sa libération. La cour a par conséquent suspendu sa décision, en attendant les résultats de l’expertise médicale.
Ces résultats ont finalement révélé que l’état de santé du détenu n’était pas incompatible avec son incarcération provisoire, selon des sources proches.
La détention du professeur genevois, a généré de grands émois auprès de ses soutiens. Certains ont dénoncé l’impression d’un ‘‘ Deux poids, deux mesures ’’ et d’autres redoutent la présence de manigances contre l’une des rares figures intellectuelle de l’islam européen.
Le petit-fils du fondateur de la Confrérie Égyptienne Islamiste des Frères musulmans (Hassan El Benna), est accusé par ses détracteurs de manier un double discours et de promouvoir un ‘‘ islam politique ’’ avait dénoncé une campagne de calomnie au début de cette affaire.

‘‘ Des facteurs psychologiques ’’


Pour demander sa libération, Tariq Ramadan, a présenté des certificats établis à Genève et à Londres faisant état d’une neuropathie (d’origine non encore identifiée) et d’une sclérose en plaques. Ces résultats sont cependant contestés par un neurologue chargé d’une expertise médicale indépendante.
Les conclusions de cette expertise rendues lundi, ont montré une incohérence dans le diagnostic de ses confrères. La défense de son coté, fait valoir que l’expert neurologue n’a pas eu accès au dossier médical complet. L’homme se plaignant de fourmillement, a été hospitalisé le 16 février et durant quatre jours. Selon une source proche du dossier, celle-ci a expliqué à l’AFP, que le diagnostic d’hospitalisation a révélé des douleurs neuropathiques accrues, découlant probablement ‘‘ de facteurs psychologiques ’’ à cause de la détention ou de l’arrêt des soins de rééducation appliqués habituellement.
Dans un courrier transmis à la justice, la défense de l’islamologue, critique un examen médical incomplet, effectué sommairement. Le lundi soir, le théologien, était retourné en prison. Le psychiatre qui l’a diagnostiqué le lendemain, avait signalé un ‘‘ syndrome anxio-dépressif grave ’’ qui nécessite l’administration d’un traitement d’antidépresseur ’’, dans un certificat fourni à l’AFP.

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