Ramadan, le mois du Coran

Le jeûne en Islam

“Le mois de Ramadan au cours duquel le saint Coran (Livre sacré de l’Islam) a été
descendu comme guide pour les gens, et preuves claires du discernement et de la bonne
direction”. Ce verset de sourate “Al Baqara” (coran 2 ; verset 185) montre à la fois le
caractère utile et indispensable du Livre saint dans la vie communautaire, individuelle et
intime du musulman et l’importance du mois de Ramadan. Cette pratique revêt une très
grande importance dans la vie religieuse des fidèles, tant par la perfection spirituelle d’une
telle ascèse que par la rigueur qu’elle implique.
Rien n’illustre mieux les différences et les liens entre l’Islam et le Coran que la question des
cinq piliers (principes fondamentaux de l’Islam).
Le jeûne du mois de Ramadan, plus encore que la prière (Al Salat), met en jeu un double
aspect de la religiosité : l’engagement individuel du jeûneur, dimension complètement
verticale de l’acte de foi et la participation collective sociétale, dimension complètement
horizontale du fait religieux. En tant que pilier, le jeûne du mois de Ramadan (quatrième
pilier), est pour l’Islam une obligation divine incombant aux musulmans.
L’Islam a prévu plusieurs aménagements {“Quiconque d’entre vous est en voyage ou
malade, devra jeûner un nombre égal d’autres jours”} eut égard à la difficulté physique que
peut représenter un jeûne d’un mois.
{Dieu veut pour vous la facilité, Il ne vous veut pas la difficulté} (coran 2 ; verset 185).
Les vieillards, les femmes enceintes et les mères qui allaitent ne sont pas soumis au jeûne
si cela peut entraîner un risque ou une difficulté pour eux. Ainsi que de manière provisoire
les malades et les voyageurs. Mais ces derniers doivent nourrir un pauvre ou un nécessiteux
par jour de jeûne non fait.

Le jeûne selon le Coran

“Ô les croyants ! On vous a prescrit aṣ-Ṣiyām comme on l’a prescrit à ceux d’avant vous,
ainsi atteindrez-vous la piété, pendant un nombre déterminé de jours.” (coran 2 ; verset
184).
Par l’interpellation “Ô les croyants”, le saint Coran s’adresse ici aux musulmans fidèles,
femmes et hommes, sans aucune distinction, étant donné que la formulation employée est
de genre neutre.
C’est à partir de ce verset “… On vous a prescrit aṣ-Ṣiyām comme on l’a prescrit à ceux
d’avant vous…” que l’Islam a décrété que le jeûne est une obligation religieuse instituée par
Allah Tout Puissant. Donc le Livre Saint appelle avec insistance les musulmans à emprunter
cette voie d’ascétisme (une discipline volontaire de l’esprit et du corps cherchant à tendre
vers une perfection) spirituelle.
Néanmoins, comme une telle démarche nécessite essentiellement une véritable sincérité,
le Livre saint a laissé à chacun le choix de contracter librement cet engagement.
“Mais pour ceux qui ne pourraient le supporter qu’avec grande difficulté”, il y a une
compensation : nourrir un pauvre.” (coran 2 ; 184).