L’État “contractuel, consensuel, fragile et paralysé “

Par | on novembre 30, 2017 | 0 Comment

 

   Le Liban : de l’année 2005 jusqu’à l’accord de Doha

L’année 2005, marquée par le retrait de l’armée syrienne suite à la résolution du Conseil de sécurité de 1559 et aux pressions internes et internationales qui ont suivi l’assassinat de l’ex-Premier ministre M. Rafik Al-Hariri.

Ce meurtre a joué un rôle décisif sur le retrait des troupes syriennes du Liban.

Le pays est entré dans une escalade de violences et d’attentats.

Suite à ses événements, une profonde division sépare la classe politique et la société libanaise.

Ajoutant, la guerre destructrice d’Israël menée contre le Liban en 2006 qui a aggravé cette division.

Les affrontements divers entre les deux camps, du 8 et du 14 mars et notamment, les événements de mai 2008, reflètent la situation de l’impasse politique et de la fragilité de la paix dans ce pays qui a été menacée à plusieurs reprises.

Durant cette période, les institutions ont été paralysées, le Parlement a été mis en avance, le gouvernement affaibli par les démissions des ministres chiites et souffre de légitimité selon certains.

Le Parlement s’est mis en vacance, même le Conseil Constitutionnel a arrêté de travailler pendant une longue période.

Le pays est resté en vide institutionnel au niveau du président de la République – un vacuum de la présidence est installé après la fin du mandat du président, M. Émile Lahoud (à l’issue du mandat prolongé de 3 ans).

Les Libanais n’ont pu élire un président de la République qu’après l’entente de l’accord de Doha.

 

  Depuis les élections parlementaires de 2009 :

Ces élections organisées le 7 juin 2009 ont été les premières élections libres dans le pays après le retrait des forces militaires étrangères.

Elles ont apporté l’espoir chez les Libanais, de retour à l’exercice de la démocratie électorale libre.

La formation du gouvernement est restée paralysée pendant plusieurs mois en raison du conflit entre les divers partis politiques, quant à la répartition des portefeuilles ministériels, un conflit interne qui reflète les conflits entre les intérêts des grandes puissances internationales et régionales.

Enfin, et après 5 mois de tractations, le gouvernement d’union nationale voit le jour, le lundi 9 novembre 2009 – 15 portefeuilles à la majorité, 10 à l’opposition et 5 au président de la République.

   Les fondements indispensables à la transition démocratique du Liban :

Mathieu Laine, l’intellectuel libéral français, a écrit dans son œuvre Post Politique, “la transition démocratique ne se résume pas à l’organisation des élections.

C’est un processus global d’ensemble, qui exige de prendre des décisions audacieuses et de mener des efforts considérables.”

Ce dernier pense que les élections parlementaires tenues le 7 juin 2009, constituent un pas positif.

Pour l’engagement d’un tel processus, il est indispensable de fixer une période transitoire limitée et des institutions intérimaires dotées d’une compétence bien déterminée, et des démarches à réaliser selon un calendrier précis.

 

 

 

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