Les produits bio aux supermarchés

Par | on novembre 19, 2017 | 0 Comment

La consommation des produits bio en France a enregistré ces dernières années, une nette augmentation, enregistrant une hausse annuelle de 20 %. En effet, les français voient en ce produit comme une garantie d’avoir une alimentation plus saine et plus respectueuse de l’environnement. Pour ces raisons, ces produits ont gagné l’intérêt de la grande distribution. Effectivement, plusieurs enseignes se sont mis, dans le domaine du bio, soit en créant leur propre marque bio, comme le cas du groupe Monoprix Bio soit en ouvrant des magasins spécialisés en bio comme Carrefour.

 

Le bio un produit accessible à tous

Devant les exigences du cahier de charges du bio qui est très stricte, les agriculteurs se trouvent dans l’obligation de pratiquer une rotation de sols, de s’interdire toute utilisation d’engrais et de pesticides d’origine chimique. L’agriculteur se trouve obliger de concilier difficilement entre ces exigences et la rentabilité de la grande distribution. Les cultures bio exigent plus d’efforts de l’agriculteur et fournissent moins de rendements. La seule méthode pour rentabiliser est de négocier avec la grande distribution des produits en gros volume.

Parfois des légumes pas encore mûrs

Vu que la demande en bio est plus importante que l’offre, les agriculteurs sont parfois contraint de récolter leurs cultures, même si elles sont à peine arrivées à maturation voir même avant qu’elles ont atteint leur taille maximale. Résultats, les légumes sont trop fragiles pour le transport. « Pour la grande distribution, il faut de grande volume de produits bio pour satisfaire la demande des clients. Alors que notre groupe privilégie la qualité et la maturité du produit » affirme Jean-Charles Naouri PDG du group Casino.

Carrefour par exemple exige avoir un produit d’origine français dans ses supérettes spéciales dans la vente du bio. Toutefois, pour satisfaire la demande de ses clients, on retrouve très souvent des produits comme des kiwis, des raisins et des tomates venant soit d’autres pays de l’Europe soit de la Nouvelle-Zélande. Le groupe est prés à tout pour satisfaire les habitudes alimentaires de ses consommateurs même si la provenance française n’est pas toujours respectée.

En effet, les tomates venant d’Espagne qui sont servies aux étalages de Carrefour, proviennent de la ville d’Almeria où ils poussent dans des serres chauffées, et qui nécessite une quantité très élevée d’eau et de la main d’œuvre à bas coûts.

Certes, la culture biologique est régie par un cahier de charges, mais les conditions écologiques et surtout sociales doivent être respecté. « Chaque enseigne doit donc fixer des lois qui respectent l’éthique, pour mériter le label bio que leurs produits portent. L’idéal, c’est d’encourager les produits bio de saison et d’origine France » explique Jean-Charles Naouri en apportant son point de vue sur les produits bio vendus dans la grande distribution.

 

 

 

 

Description de l'auteur

Comments are closed.