Le nouveau visage de l’esclavage

Par | on décembre 28, 2017 | 0 Comment

 

   Prostitution infantile

Les enfants entraînés dans la prostitution sont aussi bien des filles que des garçons.

Audrey Crespo-Mara, la journaliste française pense que briser la vie d’un enfant en l’exploitant sexuellement, est un grand crime !

 

Les facteurs de risque qui peuvent entre autres, conduire un adolescent à la prostitution sont de nature culturelle, psychologique et sociale.

Le terme “prostitution” désigne à la fois, les services sexuels en ligne, la danse érotique, les services de massage sexuel, les services d’escortes, la prostitution de rue…

“La prostitution touche aussi les adolescents”, le dernier tweet de Thierry Ardisson, publié le 25 novembre 2017.

  Le retour de l’esclavage au XXIe siècle

“ […] Lorsqu’elles sont enceintes, on les jette à la rue en les traitant de débauchées.

Comme sous le même prétexte, leur famille refuse de les recevoir, elles n’ont plus qu’à sombrer dans la prostitution, alors qu’elles entrent à peine dans l’adolescence.

Il ne faudrait pas sous-estimer l’importance du phénomène “restavek” (la nouvelle forme d’esclavage) puisque, en 2000, à Port-au-Prince, l’Organisation des Nations unies, en comptait environ 300 000 dans cette situation.

Presque, tous viennent de la campagne, où les parents, paysans, trop pauvres pour les nourrir, les vendent à des familles de grande ou moyenne bourgeoisie, ce qui explique l’extension continue du phénomène depuis les années 1980.

Aujourd’hui, les drames vécus par le pays, n’ont pas arrangé le sort de ces enfants, et avant que les tribunaux puissent se pencher sur leur sort, il faudra encore attendre longtemps, d’autant plus que de nombreuses familles de notables y sont impliquées.

Après le séisme de 2010, la situation risque d’empirer.

L’Afrique n’est pas épargnée non plus par ce fléau.

Sur le golfe de Guinée, plusieurs trafics sont régulièrement dénoncés.

Au Bénin, au Togo, et en Côte d’Ivoire, des fillettes de cinq ou six ans, souvent par de proches parents de la famille, qui promettent de les sortir du dénuement en les employant en ville.

Pudiquement baptisée “location d’enfants”, le trafic concernerait jusqu’à 70 % des familles, dans certains villages, du nord-est, de la Côte d’Ivoire, avec des conséquences désastreuses sur ses communautés.

Les villages se dépeuplent, la nuptialité chute, et les terres ne sont plus travaillées, ce qui entraîne un déficit de nourriture, qui engage les plus pauvres à “louer” encore, un peu plus leurs enfants.

On leur promet que, contre quelques tâches ménagères, somme toute assez semblable à celles qu’effectueraient ces enfants dans leur famille, on les nourrira et on leur fera suivre une scolarité.

En fait, ces rabatteuses les revendent à de riches familles qui les emploient sans scrupule, et les considèrent comme leur chose.

Il n’est plus évidemment, plus question de scolarité. On les surcharge de travail en les maltraitant et souvent en les abusant sexuellement.

Lorsqu’elles tombent enceintes, on les chasse sans autre forme de procès et elles n’ont plus que la prostitution du trottoir pour survivre, car il n’est plus question d’un retour au village, où elles ne seraient même pas reçues, considérées comme des filles perdues”, extrait de “L’esclavage moderne”, article écrit par la journaliste française, Audrey Crespo-Mara.

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