Pourquoi il faut libéraliser l’assurance maladie ?

Par | on mars 14, 2017 | 0 Comment

En France, on se pose la question autour de la libéralisation de l’assurance maladie obligatoire. Les professionnels du secteur, comme Filiassur et compagnies, s’interrogent sur la question, alors que les candidats à la présidentielle défilent leurs propres perceptions en la matière. Dans toute cette discussion, voilà quelques raisons qui laissent cette décision bonne à prendre.

Prévenir les maladies chroniques

Depuis 1945, l’assurance maladie couvre les dépenses de soins en remboursant la totalité ou une partie de ces frais. Cependant, les maladies ont changé de nos jours et accompagner la médecine curative n’est plus ce que cherchent les assurés. A l’époque où les maladies sont devenues plutôt chroniques (l’obésité, le cancer, le diabète, les maladies cardiovasculaires, etc.) le système de l’assurance doit changer.

Aujourd’hui, 60% des décès sont provoqués par les maladies chroniques et avec les progrès de la génomique, autre que le potentiel des bases de données géantes dont dispose la médecine, il est désormais possible de prévoir les maladies. On parle alors de la médecine prédictive qui prendra certainement le relais sur la médecine curative. Ainsi, les professionnels de l’assurance doivent être dans le coup : cela veut dire qu’ils vont accompagner chaque client individuellement en favorisant une offre destinée à la prévention des maladies chroniques et à l’accroissement des comportements préventifs.

Favoriser une meilleure répartition des médecins

Alors qu’ils sont très nombreux, les médecins français sont très mal répartis sur le territoire. Cependant, le meilleur serait de laisser le choix à ses professionnels de s’installer où ils veulent tout en permettant aux assureurs de négocier avec eux les conditions de la couverture préventive et curative des patients (les assurés).

On parle de conventionnement sélectif qui profite aux zones déficitaires en nombre de médecins, étant donné que les remboursements seront variés en fonction de la distribution géographique des médecins. L’idéal dans ce mécanisme, c’est qu’il pourra être appliqué même sur les hôpitaux.

Baisser la dette de l’assurance maladie

Avec la libéralisation de l’assurance maladie, la France gagnera en faisant baisser sa dette sociale. En effet, le solde de la dette sociale cumulée a atteint plus de 160 milliards d’euros : l’assurance maladie détient à elle seule 50% de ses dettes. Pour baisser cette charge, il faut responsabiliser financièrement les patrons des caisses en inversant les règles pour créer de la concurrence dans le secteur et l’ouvrir aux acteurs privés, comme Filiassur Assurances. Avec cette disposition, les caisses de l’Etat vont recevoir des impôts et générer ainsi des bénéfices pour limiter les dettes.

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